25/04/2019

Here is a poem written in French using my cahier de vocabulaires :

Cataphore d’une nouvelle langue

Ceci n’est pas officieux

Simple simagrée

Une trame pour l’assainissement

Tu es l’instigateur de ma raréfaction

Au large je vois quelqu’un en train de faire chabrol

Les parisiens adorent les sophismes

Je fais ma virée pour une plaisance

Je cadenasse les pouls

Il s’agit de la privauté qui les tracasse

Sous peu sillonnerait ton exiguïté amoureuse

Pas de commisération s’il vous plaît

Non plus de la caustique charnue

J’adore ceux qui sont aphones et crus

Je ne fais pas le sinistré à jeun

Je veux me clairsemer et faire accroire que je suis une pacotille

Il contourne par l’épave mais son ami piaule avec sa bibine de la veille

Je planifie à arborer ma jungle tout en noir comme mon for intérieur

Je me ravise en infléchissant en écoutant les gens fumer la moquette

Il ne manque pas d’air pour me contrecarrer comme un poncif de faix

J’empoigne ma langueur pour peinturlurer le parangon de vie dominical

Il faut peut-être laisser choir le relief de mansuétude

Je ne peux pas entacher l’ambiance bucolique

Elle ne trouve pas que le noir ne sied pas avec mes cheveux

Je suis épris par un nouveau visage d’avant-hier

Depuis nous sommes foisonnés d’étendards je me terni et oublie que je ne suis pas un chantre rocambolesque

Je suis simplement un accostage pour billevesées biscornues

Somme toute à force de mémoriser les exonymies à affilée et subvenant tous les galimatias j’ai oublié de darder en ablution

Je défenestre mon chalutier diluvien pour monnayer

Comme un aimant itéré par un corps catéchisé, supputé

Je ne me rappelle plus comment chalouper entre le ciel et la terre

Tous mes passés sont grisaillés

J’attends qu’il les relâche

J’entends sa voix tonitruée mais je lui réponds en baragouinant

Je pense à sancir pour mourir de ma belle mort

En se recroquevillant et en me laissant accroire par les fadaises

Parfois je prends un plaisir à me cantonner

Tu pourras repérer mieux à me trouver

05.03.2019

L’écriture a été pour moi une porte d’entrée au purgatoire de l’esprit mélancolique

L’écriture d’amour que j’ai entendu il y a plus que trois ans maintenant a été entre la mort d’amour et l’amour de la mort

Depuis j’ai peur de la mort

Jamais avant j’avais peur d’amour

L’écriture est une grotte entre le paysage et le visage de ton être

Et c’est là que nait un nouveau regard, imposé

05/03/2019

12.07.2019

Que tourne la terre

Partager le soleil parmi tout le monde

Cyrano voulait aller à la lune

Il a atterri au Canada

On m’a posé sur un endroit inconnu

Lorsque je ne bégayais encore que bwa-bwa

L’espace n’a jamais été ma volonté

Le temps en sera.

Dans une ville que tu ne connais pas,

À 18 h 56, il y a une femme qui gare sa voiture pour aller chez le dentiste

Elle va arracher une de ses dents

Mais juste avant, une fille asiatique l’aide à payer le parcmètre

Une histoire de l’histoire

Que mes parents ne sont pas intéressés d’entendre

Ni mon copain, ni ma copine,

Ni mon chien car je n’ai plus de chien

Je m’entends

Je m’écris

Si la terre se fond,

Je nagerais

Je ne nage pas très bien dans l’eau

Peut-être je nagerais mieux sur la terre.

Tu viendras en l’air.

Tu demanderas à quelqu’un de souffler un vent.

Je sais que tu auras la boussole avec toi

J’ai toujours ma montre avec moi

Tu me diras où, je te dirai quand.

C’est ensuite que l’on inviterait l’autre, les autres.

Il y a cette histoire qui a commencé avec la mort.

Ce n’était pas très visible au début.

Or, elle a fait son travail.

J’ai été perdu quelquefois dans le chemin obscur

Aujourd’hui mes cheveux ne poussent plus.

Tout ce que j’écoutais avant reste nostalgique

C’est comme les trois gendarmes dans le bar où j’écris ces mots.

C’est l’ombre en été,

Le soleil en hiver,

Autrement dit un rendez-vous.

À Libourne

L’île flottante est une géographie

Marcher et marcher à l’aise

À l’aise

Respirer ce que j’avais poussé

Des feuilles que cueillit l’homme

En marchant

Le panorama de paysage dansé

Selon vous

L’œil qui lit les coutures et les motifs

La marche aide nos pieds

Ils restent intacts sur le sol

C’est un don, nos pieds

C’est la nature, une marche

L’île flottante est une géographie

Aujourd’hui n’est pas

Aujourd’hui n’est pas comme hier

La pierre reste là mais quelqu’un l’a bougée

Ce quelqu’un a prononcé quelque chose

Ce quelqu’un a verbalisé ce qu’il voulait faire

Les mots qui sont sortis de ce quelqu’un ne sont pas la pierre

On pourrait dire « juste… »

Ce « juste » tente de résoudre ce qui se passe

 

17/03/2018

Le moindre savoir d’un chien au soleil

Le moindre savoir d’un chien au soleil

Se divisent et se regroupent les poils si glissants

Au souffle et à bout de souffle, apparaissent les parties diverses

Sa queue maintenue, son cœur suspendu

Aux sommeils lointains à nous inconnus

Milles feuilles tombent mais ils sont intacts, les pas d’hier

Et derrière le mur existe un arbre

C’est cet arbre qui s’appelle l’écrivain

On lui propose, on lui demande

On l’interroge, on le séduit,

Suivant le lien, marchant vers le seuil

C’est le bateau naufragé que voit l’écrivain

Mais il n’atteint pas plutôt il attend

Il attend sans respirer, ce chien au soleil

Pour qu’il vienne mais avec la volonté de rupture

Pour qu’il vienne surtout en persistance du monde

Courir, courir sous ces milles feuilles

Ensuite, s’arrêter devant le mur ou sous l’arbre

Comme il veut et comme il peut, dépendant d’un chemin fait des étoiles

Des étoiles de la nuit, et si c’était pour ce soir,

Où l’on ne regarde plus l’arrogance de la vérité

Ni la jeunesse d’un acrobate dans la prairie

Où ne se trouve rien de rien

Mais il hésite, notre écrivain

Que le chien aime cette prairie si vaste et si variée

Elle lui offre un lien et le temps à jouer

Il mime le soleil et l’arbre aussi

Il n’a besoin de rien pour ce moment dans la prairie

L’écrivain regarde sur le seuil

L’écrivain imagine d’un jour où il pleut

Il imagine aussi un chien sans la queue

Il n’imagine pas que cela

Il entend le bruit de ce moment

Puis il prend quelques stylos en couleurs et décide de remplir

Cet espace vert qui n’est pas le sien

 

 

 

A la Moquette, 01/02/2018

Cadre de l’atelier d’écriture

pièce en vers

je crois à mon chien d’être fidèle

le chien sait que je partirai un jour

j’ai donné un regard à une ligne

elle est devenue la vérité

sèment les feuilles à terre

ce que je désaccorde je ne sais pas

je suis naturellement désespérée et décidément sans future

je ne peut plus viser le pistolet à toi

je préfère à peindre mon corps nu

si on donne un rendez-vous à

la ligne de chemin de fer?

il est honte de dire que ça a été bien passé

je voudrais au moins la rencontrer

23/10/2017