L’île flottante est une géographie

Marcher et marcher à l’aise

À l’aise

Respirer ce que j’avais poussé

Des feuilles que cueillit l’homme

En marchant

Le panorama de paysage dansé

Selon vous

L’œil qui lit les coutures et les motifs

La marche aide nos pieds

Ils restent intacts sur le sol

C’est un don, nos pieds

C’est la nature, une marche

L’île flottante est une géographie

Aujourd’hui n’est pas

Aujourd’hui n’est pas comme hier

La pierre reste là mais quelqu’un l’a bougée

Ce quelqu’un a prononcé quelque chose

Ce quelqu’un a verbalisé ce qu’il voulait faire

Les mots qui sont sortis de ce quelqu’un ne sont pas la pierre

On pourrait dire « juste… »

Ce « juste » tente de résoudre ce qui se passe

 

17/03/2018

Le moindre savoir d’un chien au soleil

Le moindre savoir d’un chien au soleil

Se divisent et se regroupent les poils si glissants

Au souffle et à bout de souffle, apparaissent les parties diverses

Sa queue maintenue, son cœur suspendu

Aux sommeils lointains à nous inconnus

Milles feuilles tombent mais ils sont intacts, les pas d’hier

Et derrière le mur existe un arbre

C’est cet arbre qui s’appelle l’écrivain

On lui propose, on lui demande

On l’interroge, on le séduit,

Suivant le lien, marchant vers le seuil

C’est le bateau naufragé que voit l’écrivain

Mais il n’atteint pas plutôt il attend

Il attend sans respirer, ce chien au soleil

Pour qu’il vienne mais avec la volonté de rupture

Pour qu’il vienne surtout en persistance du monde

Courir, courir sous ces milles feuilles

Ensuite, s’arrêter devant le mur ou sous l’arbre

Comme il veut et comme il peut, dépendant d’un chemin fait des étoiles

Des étoiles de la nuit, et si c’était pour ce soir,

Où l’on ne regarde plus l’arrogance de la vérité

Ni la jeunesse d’un acrobate dans la prairie

Où ne se trouve rien de rien

Mais il hésite, notre écrivain

Que le chien aime cette prairie si vaste et si variée

Elle lui offre un lien et le temps à jouer

Il mime le soleil et l’arbre aussi

Il n’a besoin de rien pour ce moment dans la prairie

L’écrivain regarde sur le seuil

L’écrivain imagine d’un jour où il pleut

Il imagine aussi un chien sans la queue

Il n’imagine pas que cela

Il entend le bruit de ce moment

Puis il prend quelques stylos en couleurs et décide de remplir

Cet espace vert qui n’est pas le sien

 

 

 

A la Moquette, 01/02/2018

Cadre de l’atelier d’écriture

Tonight only

Why waited?

No was not an option you’d say

Delusional by poverty

Was not an option for it did not take a place

Wait to destruct another stomach

I am painful,

Painful all over

Writing poems in place of

Political actions

A theory was found but none

Where there won’t be repetitions

Where there won’t be extremes

Broken windows are beautiful

Then a little boy steps on one of them

And break one of his feet

He is now near death

It’s ok you’d say

Illusionary by a majority

A writer said once

The young ones write as if they have

A license to write

02/2018