10/06/2019

between those who stretch out

and those who remain still

between those who rain 

and those who blow

between the practitioner

and non-practitioner

between a tiger

and a greek god

between the configuration of love

and the history of the dawn

between the nightmare of the unborn baby

and the lungache

between the seat

and the suspension

between a life sur toit

and a death sans toi

between seven o’clock in the morning

and seven thirty in the morning

between the colour that you see with your eyes

and the colour you see in your mind

between hearing the music in the car

and ouf of the car

between a division

and a separation

between the departure

and the lifeblood

between the jasmin

and the yasmin

between the in-between

and the borderline

 

 

 

Do you remember when we slept in the carparks some ages ago

Where the cement sheets were cleaner than those at the hotels?

I don’t know why but we talked about that, you know

My guess is that I must have forgotten a whole lot of memory bottle

And that those so-called news that I read on line everyday

  • which close me and my voice gets close to tears

Stop me from calling my dad “dad” calling my heart “heart”

 

The lost signs cannot be recovered in a computer-way, I know

But the new signs could give you some new wanderings of mind

To replace real physical love and real physical transportation

While reciting

While conversing

While taking

I could not give more than a slight increase at the seacoast, a slight airing of different aspects

 

For the time being, the space is filled with emptiness

From some lost utopian time of the familiar geography

The small area at the corner of my body did not get to the far-away spotlighted island

Either you turn off

Either you continue

Either you turn on

Writing about this I am making it into a myth and it will never be forgotten and that is a good invitation.

 

 

 

L’île flottante est une géographie

Marcher et marcher à l’aise

À l’aise

Respirer ce que j’avais poussé

Des feuilles que cueillit l’homme

En marchant

Le panorama de paysage dansé

Selon vous

L’œil qui lit les coutures et les motifs

La marche aide nos pieds

Ils restent intacts sur le sol

C’est un don, nos pieds

C’est la nature, une marche

L’île flottante est une géographie

Aujourd’hui n’est pas

Aujourd’hui n’est pas comme hier

La pierre reste là mais quelqu’un l’a bougée

Ce quelqu’un a prononcé quelque chose

Ce quelqu’un a verbalisé ce qu’il voulait faire

Les mots qui sont sortis de ce quelqu’un ne sont pas la pierre

On pourrait dire « juste… »

Ce « juste » tente de résoudre ce qui se passe

 

17/03/2018

Le moindre savoir d’un chien au soleil

Le moindre savoir d’un chien au soleil

Se divisent et se regroupent les poils si glissants

Au souffle et à bout de souffle, apparaissent les parties diverses

Sa queue maintenue, son cœur suspendu

Aux sommeils lointains à nous inconnus

Milles feuilles tombent mais ils sont intacts, les pas d’hier

Et derrière le mur existe un arbre

C’est cet arbre qui s’appelle l’écrivain

On lui propose, on lui demande

On l’interroge, on le séduit,

Suivant le lien, marchant vers le seuil

C’est le bateau naufragé que voit l’écrivain

Mais il n’atteint pas plutôt il attend

Il attend sans respirer, ce chien au soleil

Pour qu’il vienne mais avec la volonté de rupture

Pour qu’il vienne surtout en persistance du monde

Courir, courir sous ces milles feuilles

Ensuite, s’arrêter devant le mur ou sous l’arbre

Comme il veut et comme il peut, dépendant d’un chemin fait des étoiles

Des étoiles de la nuit, et si c’était pour ce soir,

Où l’on ne regarde plus l’arrogance de la vérité

Ni la jeunesse d’un acrobate dans la prairie

Où ne se trouve rien de rien

Mais il hésite, notre écrivain

Que le chien aime cette prairie si vaste et si variée

Elle lui offre un lien et le temps à jouer

Il mime le soleil et l’arbre aussi

Il n’a besoin de rien pour ce moment dans la prairie

L’écrivain regarde sur le seuil

L’écrivain imagine d’un jour où il pleut

Il imagine aussi un chien sans la queue

Il n’imagine pas que cela

Il entend le bruit de ce moment

Puis il prend quelques stylos en couleurs et décide de remplir

Cet espace vert qui n’est pas le sien

 

 

 

A la Moquette, 01/02/2018

Cadre de l’atelier d’écriture