2021 11

Nos pas, nos voix, nos regards mouvementés

soufflent dans le vent les feuilles en hiver

Le froid sec

Le futur non annoncé

La couleur qui nous fait se séparer

Le beau sourire de Bibliothèque Francois Mitterand

Les non libres les non honnêtes

Destination inconnue

Comme les nouveaux bâtiments

Qui se tiennent intelligemment

Je ne trébuche toujours

Personne ne marche comme moi

Personne ne marche comme toi

Nous ne sommes connectés que dans nos rêves

Et jamais dans les vraies vies

C’est ainsi la vie

C’est ainsi l’humanité

C’est ainsi le réel

On se construit la famille en cassant l’ancienne

Ma rue est vraiment mesquine ce soir

J’ai hâte de vieillir

Moue comme le marécage d’Ecosse

J’ai soif d’un soleil sec du Sud

Soif pour vouloir boire

Vouloir boire pour ne pas pleurer

Mon armoire est remplie de non libres, de non honnêtes 

Et aussi quelques trouvailles qu’en fait t’appartiennent

Ce n’est pas le tien ni le mien qui est lourd

La douleur des os sur la vapeur de la route où la tente est posée

La capacité d’être ensemble est bien trop abusée

Contourner pour renverser

Trop tard après avoir montré mon âme

Plus possible de devenir le bonheur

Cache cache avec moi-même

L’onirique et les cha cha cha et la nostalgie pour l’odeur de métal 

Elle me manque mon ancienne rue

Que je ne peux même plus localiser où

Chaque couleur c’est comme chaque moment

Chaque coup de pinceau c’est comme l’aiguille d’une horloge 

Un jour j’espère bien que nous peindrons ensemble

Créer un moment d’extase

Je ne serai plus attirée par la tristesse 

Tu me porteras et je te porterais 

Puis, avant la mort je partirai de cette terre

Je flotterais dans l’eau

Mon visage en l’air

Mes pauvres bras sur mon pauvre ventre gonflé

Idealisation d’une ancienne lutte 

Dystopie dès fois c’est d’être rebelle et courageux 

Pas bleu ni vert

Les âmes qui flottent qui se font avoir, qui se font mal comprises, incomprises,

guise d’une surprise